Les Chaises

Texte EUGÈNE IONESCO
Mise en scène FRÉDÉRIC DUBOIS

Coproduction Théâtre du Nouveau Monde et Théâtre des Fonds de Tiroirs

Distribution Monique Miller, Gilles Renaud

Durée du spectacle
à venir...

Cacophonie de notre temps

Ionesco l’avait pressenti : notre monde n’est plus qu’une ahurissante prolifération d’objets et d’informations dépourvue de sens, comme ces chaises qui envahissent la scène et qui disparaîtront on ne sait où. Frédéric Dubois, qui nous avait donné un mémorable Le roi se meurt, fréquente Ionesco depuis le début de sa carrière ; il met en scène cette fois-ci l’éblouissante « farce tragique » du maître de l’absurde en s’intéressant particulièrement à la nature de ce fameux message que les personnages veulent nous communiquer.

Il a 95 ans, elle en a 94. Ils vivent seuls dans la seule maison d’une île solitaire battue par les flots. Ce soir-là, enfin, toute leur vie va enfin prendre son sens : le Vieux a un message capital à livrer à l’humanité. Ils ont invité le monde entier et, lentement mais sûrement, le monde entier débarque – littéralement – chez eux. Alors il faut des chaises, encore plus de chaises : la Vieille en apporte, puis encore d’autres, puis encore et encore d’autres. Voilà, tout le monde est arrivé, même l’Empereur. Mais comme le Vieux est dépourvu d’éloquence, il a confié son message à un Orateur, qui entre, tout de noir vêtu…

Pour cette partition qui exige chez ses interprètes une virtuosité de casse-cou, deux comédiens sans pareils : Monique Miller et Gilles Renaud.

* * *
Conception Anick La Bissonnière, Linda Brunelle, Caroline Ross, Pascal Robitaille | Assistance à la mise en scène Stéphanie Capistran-Lalonde
Coproduction Théâtre du Nouveau Monde et Théâtre des Fonds de Tiroirs

Eugène Ionesco

Une enfance française La mère d’Ionesco, Thérèse Ipcar, est Française, mais habite la Roumanie car son père, ingénieur, y travaille à la construction d’un important chemin de fer. C’est là qu’en 1906, elle épouse Eugen Ionescu. L’homme est très séduisant, mais se révèle vite malhonnête, volage et brutal, utilisant fréquemment la violence et les menaces dans l’exercice de son travail. Ce père terrible sera pour Ionesco une figure aussi détestée que marquante. En 1909, leur naît un fils, le futur écrivain, auquel le père donne à la fois son nom et son prénom.  L’enfant n’a pas encore deux ans que la famille emménage à Paris : le père, francophile comme bien des Roumains, a décidé d’y faire un doctorat en droit. Le français sera ainsi la première langue du petit Eugen.

En 1916, l’Allemagne déclare la guerre à la Roumanie. Eugen père laisse à Paris sa femme et ses deux enfants, et rentre en Roumanie pour travailler dans la police royale.  Or, dès qu’il s’installe à Bucarest, il divorce   sans avertir son épouse et se remarie avec Hélène Buruiana. À Paris, Thérèse Ipcar, persuadée qu’il est arrivé malheur à son époux dont elle n’a plus de nouvelles, accumule les emplois minables pour subvenir aux besoins de sa petite famille. À la fin de la guerre, persuadée du décès de son mari, Thérèse Ipcar communique avec les autorités roumaines pour connaître les circonstances de sa disparition ; elle apprend avec stupéfaction qu’il a divorcé, qu’il est remarié et qu’il a obtenu la garde de ses enfants. En mai 1922, Thérèse emmène ses deux enfants à Bucarest, où elle emménagera elle aussi. Une jeunesse roumaine Eugen, le fils, a douze ans : il doit alors apprendre le roumain et apprendre à vivre avec un être aussi fantasque que colérique : son père. Bucarest, entre les deux guerres, est surnommé « Le Petit Paris »; la vie intellectuelle y est effervescente et le pays participe pleinement au mouvement culturel profond qui illumine à cette époque-là, l’Europe centrale. Le jeune Ionesco, qui a découvert la poésie dadaïste de Tristan Tzara grâce à un professeur qui voulait en démontrer imbécillité, lit avec avidité les poètes surréalistes tout en suivant l’actualité littéraire et artistique roumaine.

Il n’a que vingt et un ans lorsqu’il commence à publier des textes dans diverses revues littéraires : la brillance de son style et la férocité de ses opinions lui valent tout de suite une petite renommée. C’est à ce moment qu’il publie un premier recueil de poèmes, Élégies pour des êtres minuscules, où percent son angoisse de la mort et ses craintes que la vie soit dépourvue de sens.

Mais ce qui établit véritablement sa réputation, c’est la publication en 1934 de Nu (Non, en roumain) un recueil d’articles critiques où il s’amuse à prouver une chose et son contraire. Cet éclatement de l’approche critique se révélera être le prélude de l’éclatement de la forme dramatique qu’il accomplira dans La Cantatrice chauve.

Sa carrière de professeur et de critique s’amorce bien. Il a épousé une brillante jeune intellectuelle : Rodica Burileanu. Mais, depuis que la Garde de fer (ça ne s’invente pas!) a pris le pouvoir, il se sent mal à l’aise dans ce pays qui copie les pires côtés du fascisme italien et l’antisémitisme nazi. Son choix est fait. Il francise son nom : Eugen Ionescu devient Eugène Ionesco. Dès que la guerre est terminée, il emménage à Paris, décidé à entreprendre une carrière littéraire. Mais le jeune coq des lettres roumaines d’avant-guerre n’est rien à Paris. Pour gagner sa vie, il travaille comme manutentionnaire, puis comme correcteur d’épreuves chez un éditeur spécialisé dans les textes juridiques et médicaux. Tranquillement, il commence à connaître des gens dans le milieu littéraire et, en 1948, Jean Tardieu lui commande une courte fiction pour la radio. Tout de même, Ionesco, au milieu des années cinquante, fait figure de phénomène un peu bizarre : il a beau être publié chez Gallimard depuis 1954 et sa Cantatrice chauve lancée dans une carrière internationale, beaucoup le considèrent comme un « fumiste» » avec son « antithéâtre » et ses « antipièces ».

Un alter ego nommé Bérenger En 1959, avec la création de Tueur sans gages, quelque chose se déplace subtilement dans l’œuvre d’Ionesco – qui entre dans une autre phase. L’écriture se fait moins agressive et y apparaît le personnage de Bérenger, un homme ordinaire, un peu rêveur, vraisemblablement le porte-parole de l’auteur face à la violence du monde. Bérenger revient, plus complexe et plus transparent à la fois dans Rhinocéros. Pourtant, la pièce suivante mettant en scène Bérenger, Le roi se meurt n’a pas l’immédiat impact de Rhinocéros. Mais peu à peu, la réputation de la pièce grandit par des reprises et d’innombrables productions à l’étranger. La pièce acquiert vite un statut de classique contemporain.

Après le tour de force de Le roi se meurt, Ionesco ralentit le rythme de son écriture pour le théâtre et publie deux volumes extraits de ses journaux personnels. Devenu un honorable vieux bonze, l’ancien critique des valeurs établies qui tirait sur toutes les scléroses artistiques dans son livre Nu, l’ancien dynamiteur du vieux théâtre sollicite un fauteuil à l’Académie Française, qui l’accueille en 1970. Désenchanté par le monde, il abandonne Bérenger lorsqu’il revient au théâtre. Dans Jeux de massacre (1970) et Macbeth (1971), brutale adaptation de la tragédie de Shakespeare, il attaque l’idée même de pouvoir politique. Ces préoccupations, d’un pessimisme désenchanté, se retrouvent dans les nombres articles, conférences et allocutions qu’il prononce ces années-là.

Puis, l’obsession de la mort le ramène au théâtre et En 1975, il publie L’Homme aux valises, et en 1981, alors que le monde n’attendait plus rien de majeur du vieil écrivain, il publie un texte-fleuve, Voyage chez les morts, où il revisite sa propre vie et celle de ceux qui l’ont entouré. Peu à peu, Ionesco se tait, sinon pour prendre la parole lors des nombreux hommages qu’on lui rend.

Usé par la vie, les inquiétudes et beaucoup d’alcool, Ionesco meurt à Paris le 28 mars 1994.  Ses obsèques ont lieu le 1er avril, qui cette année-là tombe le Vendredi Saint. On ne manque pas de relever cette incongruité digne de l’écrivain : la crucifixion de Jésus transformée en Poisson d’avril.

Frédéric Dubois

© Stéphane Bourgeois
Directeur de la section française de l’École Nationale de théâtre depuis 2016 THÉÂTRE Ne m’oublie pas de Tom Holloway (Duceppe) / Les Bons Débarras de Réjean Ducharme, adaptation Frédéric Dubois (Théâtre Le Trident) / Ils étaient tous mes fils d’Arthur Miller (Duceppe) / Five Kings–L’histoire de notre chute de d’Olivier Kemeid d’après les pièces historiques de Shakespeare (Théâtre PàP) / Vinci de Robert Lepage (Théâtre Périscope) / La Cantatrice chauve, suivie de La Leçon de Ionesco (TFT, Théâtre Denise-Pelletier) / Dévadé de Réjean Ducharme (La Bordée) / Inès Pérée, Inat Tendu de Réjean Ducharme (TFT / Complexe méduse et Théâtre d’Aujourd’hui) / La Cantatrice chauve, La Leçon de Ionesco (TFT / Théâtre Petit Champlain) / La Forme des choses de Neil Labute (TFT / Théâtre Périscope) / Porc-épic de David Paquet (École Nationale de Théâtre du Canada) / Glen Garry Glen Ross de David Mamet (Dream Team Theater) / Autour du Boiteux Collectif (TFT) / Les Feluettes de Michel Marc Bouchard (Théâtre de la Bordée) / Vie et mort du Roi boiteux de Jean-Pierre Ronfard (TFT) / HA ha !... de Réjean Ducharme (Théâtre du Trident) / Macbeth de Shakespeare traduction de Michel Garneau (Théâtre de la Bordée) / Zazie dans le métro d’après le roman de Raymond Queneau (TFT) PRIX Prix de la critique pour Où tu vas quand tu dors en marchant? (2009) / Prix d'excellence des arts et de la Culture de Québec, Meilleure mise en scène Les Feluettes (2006) / Prix d'excellence des arts et de la Culture de Québec, Meilleure mise en scène Vie et mort du roi boiteux (2005) / Masque Meilleure production Québec, HA ha !... (2005) / Masque Révélation de l'année, Zazie dans le métro (2002) AU TNM Le roi se meurt de Ionesco

Monique Miller

© Bernard Préfontaine
THÉÂTRE Manifeste de la jeune-fille de Olivier Choinière (Espace GO) / La Corneille de Lise Vaillancourt (m.e.s. Geoffrey Gaquère, Théâtre du Rideau Vert) / Le Lion en hiver de James Goldman (m.e.s. Daniel Roussel, Duceppe) / Les Trois Sœurs d'après Anton Tchekhov « Passé et Présent » (m.e.s. L. Pelletier et D. Bernard, Théâtre de l'Opsis) / Qui a peur de Virginia Woolf? d'Edward Albee (m.e.s. Albert Millaire) et Une folie de Sacha Guitry (m.e.s. François Tassé) et Fleur d’acier de Robert Harling (m.e.s, Jacques Lessard) au Théâtre du Bois de Coulonge) / Création d’un monologue de Roch Carrier, Le Cirque noir (m.e.s Albert Millaire et Trio de Kado Kostzer (m.e.s. Alexandre Hausvater) au Café de la Place des Arts / Le Gars de Québec de Michel Tremblay (m.e.s. Gilbert Lepage, Duceppe) / Hamlet de Shakespeare (m.e.s. Alexandre Hausvater, Théâtre de l'Échiquier + Théâtre de Quat'Sous) / Les Voisins de Louis Saïa et Claude Meunier (m.e.s. Louis Saïa, Duceppe) / Appelez-moi Stéphane de Louis Saïa et Claude Meunier (m.e.s. Louis Saïa, Théâtre des Voyagements) / Cet animal étrange de Gabriel Arout (m.e.s. Andrée Saint-Laurent, Théâtre populaire du Québec) / Une maison, un jour création de Françoise Loranger (m.e.s Georges Groulx, Théâtre du Rideau Vert) / On ne badine pas avec l’amour d'Alfred de Musset (m.e.s. Jean Faucher, Théâtre du Rideau Vert) / Le Cid de Corneille (m.e.s Paul Blouin) et  Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux et Don Juan de Molière (m.e.s Georges Groulx) et L’Idiot de Dostoïevski (m.e.s Rolland Laroche) à la Nouvelle Compagnie Théâtrale AVEC SERGE DENONCOURT Le Diable rouge de / Gertrude, le cri d'Howard Barker (Espace GO) / L'Habilleur de Ronald Harwood (Duceppe) / Juste la fim du monde de Jean-Luc Lagarce (Espace GO) / Je suis une mouette (non ce n'est pas ça) d'après Anton Tchekhov (Théâtre de l'Opsis, Théâtre de Quat’sous) / La Grande Maggia de Eduardo de Filippo (Duceppe) / Décadence de Steven Berkoff (Théâtre de Quat'Sous) / Vu du pont d'Arthur Miller (Duceppe)  THÉÂTRE + TÉLÉTHÉÂTRE Deux sur une balançoire de William Gibson (m.e.s. Louis-Georges Carrier, Duceppe) / L’Amant et La collection de Harold Pinter (m.e.s Paul Blouin, Théâtre du Rideau Vert) / Yerma de Federico Garcia Lorca (m.e.s. Olivier Reichenbach, Théâtre du Rideau Vert) CRÉATIONS DE MARCEL DUBÉ De l’autre côté du mur / Zone / Chambre à louer / Florence / Bilan   TÉLÉTHÉÂTRE Avec un grand A de Janette Bertrand / Appelez-moi Stéphane de Louis-Georges Carrier / Un caprice d'Alfred de Musset / Comme tu me veux de Pirandello / Noces de sang de Federico Garcia Lorca   TÉLÉVISION O’ de José Fréchette / Emma de Danielle Trottier / Montréal P.Q. de Victor-Lévy Beaulieu / Du Tac au Tac d'André Dubois / Septième Nord de Guy Dufresne / Tit-Jean Caribou, collectif d'auteurs / En haut de la pente douce de Roger Lemelin / Cap aux sorciers de Guy Dufresne / Le Survenant de Germaine Guèvremont   CINÉMA Saint-Martyr-Des-Damnés de Robin Aubert / Jésus de Montréal de Denys Arcand / Mourir à tue-tête d'Anne-Claire Poirier / Pour le meilleur et pour le pire de Claude Jutra / Tit-Coq de Gratien Gélinas   AU TNM Tartuffe de Molière (m.e.s. Denis Marleau) / Richard III de Shakespeare (m.e.s Brigitte Haentjens) / Les Manuscrits du déluge de Michel Marc Bouchard (m.e.s. Barbara Nativi) / Le Cerisaie d'Anton Tchekhov (Théâtre de l'Opsis-TNM) / Le Temps et la chambre de Botho-Strauss (m.e.s. Serge Denoncourt) / Les Infidèles d'Harold Pinter (m.e.s. Olivier Reichenbach) / Une nuit d'amour d'André Langevin (m.e.s Jean Dalmain) AVEC JEAN GASCON L'Avare de Molière / Les Trois Farces de Molière / Philippe et Jonas de Irwin Shaw / La Cuisine des anges d'Albert Husson AVEC JEAN-LOUIS ROUX Pygmalion de George Bernard Shaw / Le Pain dur de Paul Claudel / L'Otage de Paul Claudel / Le Prix d'Arthur Miller / La Nuit des rois de William Shakespeare / Anatole d'Arthur Schnitzler / Le Soulier de satin de Paul Claudel AVEC ALBERT MILLAIRE Les Traitants de Guy Dufresne / Bilan de Marcel Dubé / Rhinocéros d'Eugène Ionesco AVEC LORRAINE PINTAL Albertine, en cinq temps de Michel Tremblay / Andromaque de Jean Racine   PRIX Masque pour la meilleure interprétation féminine dans Décadence / Gémeaux pour la meilleure actrice dans le téléroman Montréal P.Q. / Meilleure comédienne pour Comme tu me veux de Pirandello et La Pensée d'Andriev au Congrès du spectacle / Meilleure comédienne pour Yerma de Federico Garcia Lorca et pour l'ensemble de son travail (télévision et théâtre) au Congrès du spectacle  /Trophée Radiomonde de la meilleure comédienne pour Les Frères Karamazov de Dostoïevski / Trophée Laflèche - plus important apport à la radio canadienne / Miss Radio-Télé, Prix du public remis à la Fête Radiomonde / Meilleure comédienne au Festival canadien de Cinéma pour son rôle de Marie-Ange dans Ti-Coq de Gratien Gélinas / Meilleure comédienne au Festival d'art dramatique de Montréal + Canada, pour son rôle de Ciboulette dans Zone de Marcel Dubé   NOMINATIONS Grande Officière de l'Ordre National du Québec / Officière de l'Ordre du Canada / Hommage de l'Espace GO FÊTE À MONIQUE MILLER (m.e.s. Serge Denoncourt)   TOURNÉES INTERNATIONALES Albertine en cinq temps de Michel Tremblay (2015, France, Suisse) / Première tournée Européenne du Théâtre de l'Opsis (2002, Allemagne, Belgique et France) avec Je suis une mouette (non, ce n'est pas ça) / Tartuffe de Molière et La Guerre, Yes sir de Roch Carrier (1971, France, Belgique, Suisse, Luxembourg, Tchécoslovaquie, Russie) / Une maison, un jour de François Loranger (1965, Moscou, Leningrad, Paris)

Gilles Renaud

© Maxime Côté

Président du Conseil d’administration de la Coop Vidéo de Montréal (2015) / Directeur de la section Interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada (1987-1991) THÉÂTRE Manifeste de la jeune-fille (texte et m.e.s. Olivier Choinière, Espace GO) / Août-un repas à la campagne de Jean Marc Dalpé (m.e.s. Martine Beaulne, Duceppe) / Minuit chrétien de Tilly (m.e.s. René Richard Cyr, Duceppe) / Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent de Loui Mauffette (Attitude Locomotive) / Le Traitement de Martin Crimp (m.e.s. Claude Poissant, Théâtre PàP) / Bonbons assortis de Michel Tremblay (m.e.s. René Richard Cyr, Théâtre du Rideau Vert) / Des hommes en habit de Jason Milligan (m.e.s. Denis Bernard, Duceppe) / Le Revizor de Gogol (m.e.s. Reynald Robinson, Théâtre Denise-Pelletier) / La Fin de la civilisation de George F. Walker (m.e.s. Denis Bernard, Quat’ Sous) / Quai ouest de Bernard-Marie Koltès (m.e.s. Alice Ronfard, Espace GO) / Littoral (texte et m.e.s. Wajdi Mouawad, Théâtre Ô Parleur+ FTA) / Messe solennelle pour une pleine lune d’été de Michel Tremblay (m.e.s. André Brassard, Duceppe) / Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov (m.e.s. Yves Desgagnés, Duceppe) / Le Sea Horse d’Edward J. Moore (m.e.s. André Brassard, Duceppe) / Après la chute d’Arthur Miller (m.e.s. Yves Desgagnés, Duceppe) Le Père d’August Strindberg (m.e.s. François Barbeau, Duceppe) / Ivanov d’Anton Tchekhov (m.e.s. Yves Desgagnés, Duceppe) / Le Temps des lilas de Marcel Dubé (m.e.s. André Brassard, Théâtre du Rideau Vert) / La Descente d'Orphée de Tennessee Williams (m.e.s. François Barbeau, Duceppe) / Le Prix d’Arthur Miller (m.e.s. Yves Desgagnés, Duceppe) / La Maison suspendue de Michel Tremblay (m.e.s. André Brassard, Duceppe) CINÉMA Les Mauvaises Herbes de Louis Bélanger / Le Démantèlement de Sébastien Pilote / Tout ce que tu possèdes de Bernard Émond / Laurence Anyways de Xavier Dolan / Liverpool de Manon Briand / Le Poil de la bête de Philippe Gagnon / Cabotins d’Alain Desrochers / Route 132 de Louis Bélanger / Trois Temps après la mort d’Anna de Catherine Martin / Le Déserteur de Simon Lavoie / Cadavres d’Érik Canuel / Le Génie du crime de Louis Bélanger / Roméo et Juliette d’Yves Desgagnés / Cheech de Patrice Sauvé / Bon cop bad cop d’Érik Canuel / Le Survenant d’Érik Canuel / Littoral de Wajdi Mouawad / Gaz bar blues de Louis Bélanger / La femme qui boit de Bernard Émond TÉLÉVISION Mirador I & II et III de Daniel Thibault et Isabelle Pelletier / Les Beaux Malaises de Martin Matte / Mémoires vives de Chantal Cadieux et Patrick Lowe / Prozac de Sophia Borovchyk et Karina Goma / Musée Éden de Gilles Desjardins / Rumeurs d’Isabelle Langlois / Bob Gratton de François Avard, Jean-François Léger, Daniel Chiasson et Daniel Gagnon / Tout sur moi de Stéphane Bourguignon / Nos étés d’Anne Boyer et Michel d'Astous / Lance et compte : la revanche de Réjean Tremblay / Cover girl de Richard Blaimert et Pierre Samson / René Lévesque de Geneviève Lefebvre / Catherine de Stéphan Dubé et Jean-François Léger / Le Cœur découvert de Michel Tremblay / Les Machos de Lise Payette / La vie, la vie de Stéphane Bourguignon / Montréal P.Q. de Victor-Lévy Beaulieu / Jamais deux sans toi de Guy Fournier / Lance et compte-le retour du chat de Jacques Jacob / TÉLÉTHÉATRE Le Vrai Monde ? de Michel Tremblay (réalisation Jean-Yves Laforce, Société Radio-Canada) PRIX Gémeaux « Meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien : comédie » pour Cover Girl (2006) / Grand Prix du Trident pour Monsieur Bovary (2001) / Prix « Meilleure interprétation masculine » Association Québécoise des Critiques de Théâtre pour Le Vrai Monde ? (1987) AU TNM L’Histoire du roi Lear de Shakespeare (m.e.s. Denis Marleau) / Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (m.e.s. Normand Chouinard) / Monsieur Bovary de Robert Lalonde (m.e.s. Lorraine Pintal / L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht (m.e.s. René Richard Cyr)

Stéphanie Capistran-Lalonde

Assistance à la mise scène et régie /

Anick La Bissonnière

Scénographie / «Anick La Bissonnière envisage la scène de théâtre non pas comme le réceptacle d’un simple décor, mais bien comme un espace à investir et à construire, qui devient un élément hautement signifiant dans la représentation.» (Extrait du Dictionnaire des artistes québécois, texte signé Hélène Jacques.) Après des études en architecture à Montréal et à Lausanne, Anick a d’abord pratiqué son métier en au sein de l’Agence Odile Decq à Paris, puis en collaborant à l’élaboration de près d'une cinquantaine de projets de salles de spectacles pour Trizart à Montréal. Parallèlement à sa pratique architecturale, elle a conçu les espaces de plus d'une centaine productions pour le théâtre, la danse, le cirque, les musées et les événements urbains. Plus particulièrement depuis 1999, elle a développé une relation de création privilégiée avec la metteure en scène Brigitte Haentjens avec laquelle elle a signé dix-huit  productions encensées par le public et la critique. Avant sa nomination à titre de professeure de scénographie à l’École Supérieure de Théâtre de l’Université du Québec à Montréal, Anick a partagé sa passion de la création avec les étudiants à la maîtrise en architecture de l’Université de Montréal durant plusieurs années. Elle fût honorée parmi l’élite mondiale durant la Quadriennale de Prague pour l’architecture, la scénographie et les arts vivants en 2007. Après avoir été finaliste au prestigieux prix Siminovitch pour le théâtre, en 2006, 2009 et 2012, elle le remporta en 2015. Depuis plus de vingt ans, ses créations tentent de toucher à la poésie des lieux que nous habitons, par le corps et par les mots, en se jouant de la matière, de la forme et de la lumière qui demeure au centre de ses préoccupations. Elle pratique la photographie de la main gauche depuis maintenant quinze ans. / AU TNM Richard III de William Shakespeare (m.e.s. Brigitte Haentjens) / Le roi se meurt d'Eugène Ionesco (m.e.s. Frédéric Dubois) / Le Dieu du carnage de Yasmina Reza (m.e.s. Lorraine Pintal) / Antoine & Cléopâtre de William Shakespeare (m.e.s. Lewis Furey) / La Tempête de William Shakespeare (conception et m.e.s. Denise Guilbeault, Michel Lemieux et Victor Pilon) / Marie Stuart de Dacia Maraini (m.e.s. Brigitte Haentjens)

Linda Brunelle

Costumes /

Caroline Ross

Éclairage / Artiste multidisciplinaire, directrice artistique et concepteur d’éclairages, Caroline Ross crée avec la lumière. Son travail personnel a été présenté dans plusieurs événements internationaux et en tournée: dont à la Quadriennale de scénographie de Prague en 2003 où elle fut invité avec une cohorte d’artistes internationaux et d’architectes, à créer pour l’événement, l’installation immersive THE SIGHT TOWER. Elle a collaboré comme concepteur d’éclairages depuis 1991 à la création de plus de 200 productions scéniques de danse,  de théâtre,  de musique et d’exposition internationales dont STARS WARS IDENTITIES de LUCAS FILM et DANSER JOE de MOMENT FACTORY, (MÉDAILLÉ D’OR PAR LE COMITÉ INTERNATIONAL DES TECHNOLOGIES DES MUSÉES À L’INTERNATIONNAL).  Récipiendaire du FÉLIX de l’ADISQ pour le  meilleur éclairagiste de l’année 2015, elle signe sa 4e collaboration avec le metteur en scène Martin Genest.

Pascal Robitaille

@Stéphane Bourgeois
Musique / Pascal Robitaille travaille en tant que compositeur de thèmes et d'environnements sonores pour des productions théâtrales . Multi-instrumentiste , Il crée certains de ses instruments et autres objets ou machines sonores . THÉÂTRE Lapin Lapin de Coline Serreau (m.e.s. Martin Genest, Théâtre du Trident) / Les bons débarras de Réjean Ducharme (m.e.s. Frédéric Dubois, Théâtre du Trident et Théâtre des Fonds de Tiroirs) / Ils étaient tous mes fils d'Arthur Miller (m.e.s. Frédéric Dubois, Théâtre Jean Duceppe) / Vinci de Robert Lepage (m.e.s. Frédéric Dubois, Théâtre du Périscope) / La cantatrice Chauve et La leçon d'Eugène Ionesco (m.e.s. Frédéric Dubois, Théâtre Denise-Pelletier) / Le Carrousel de Julie Tremblay (m.e.s. Patrice Dubois, Théâtre d'Aujourd'hui)  AU TNM Le roi se meurt d'Eugène Ionesco (m.e.s. Frédéric Dubois) MUSIQUE DREAMLAND (composition musicale création de machine musicale et co-idéation) / PROJET VENISE composition et musicien sur scène (Théâtre Rude Ingénierie , Biennale de Venise) / NOTRE CONEY ISLAND composition musicale création de machine musicale et co-idéation (Théâtre Rude Ingienérie , Mois Multi)  PRIX 2015 - Prix de la ville de Québec pour LES PALAIS (prix décerné à l'Orcherstre d'Hommes-Orcherstres) / 2011 - Résidence de recherche et création chez Avatar Centre D’art Audio / 2010 - Prix Bernard Bonnier au Prix d'excellence des arts et de la culture de Québec pour l'environnement sonore de À LA DÉFENSE DES MOUTIQUES ALBINOS