Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Texte et interprétation ERIC-EMMANUEL SCHMITT
Mise en scène ANNE BOURGEOIS
Production Didier Morissonneau

Distribution Eric-Emmanuel Schmitt

Durée du spectacle
1 h 50 sans entracte

Un véritable hymne à la tolérance et à l’amitié !

« Un hymne à l’amour que Schmitt incarne sur scène avec beaucoup de tendresse. » – Jean Siag, La Presse

Un hymne à la tolérance et à l’amitié

Paris dans les années 60. Momo, enfant juif de 12 ans abandonné par sa mère, vit seul avec un père distant et froid, dans un quartier défavorisé de Paris. Devenu adulte, il revisite son enfance privée d’amour, évoquant tous les personnages qui ont traversé sa vie, dont Monsieur Ibrahim, l’épicier du coin avec qui il se lie d’amitié. Avec tendresse et humour, le vieux sage réussira à défaire les nœuds qui étouffent le garçon. Au fil de leur relation, l’âge et la religion s’effacent pour laisser place à des sentiments forts et durables. Le commerçant musulman transmettra au garçon les valeurs qui ont fait de lui l’homme qu’il est devenu : amitié, amour et tolérance.

Depuis plus de trois ans, le dramaturge et romancier interprète lui-même le monologue qu’il a écrit en 1999 et dont le célèbre roman est paru en 2001. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran a maintes fois été repris au théâtre avant d’être adapté au cinéma en 2003 par François Dupeyron avec l’acteur Omar Sharif, qui a d’ailleurs reçu le César du meilleur acteur pour son interprétation. Présenté en première nord-américaine dans le cadre du Festival Montréal en lumière l’année dernière, le spectacle se termine en grand sur la scène du TNM, un an après avoir entamé la tournée qui l’a mené aux quatre coins du Québec.

Une ultime chance de rencontrer un auteur généreux et attachant dans un récit empreint d’humanité !

Eric-Emmanuel Schmitt

© Catherine Cabrol
PHILOSOPHE HUMANISTE Quel écrivain peut se targuer d’avoir prêté sa plume successivement à Jésus, Hitler, Einstein, Diderot, Don Juan, Freud et même au diable ? Eric-Emmanuel Schmitt n’a jamais eu peur de se confronter aux grandes figures et aux mythes sur lesquels est édifié notre monde. Le docteur en philosophie (son domaine d’étude) n’est jamais bien loin chez l’auteur qui taquine de grandes questions existentielles, mais à travers des formes ludiques accessibles au public. Soutenue par une écriture brillante, des dialogues volontiers spirituels, son œuvre repose souvent sur des concepts forts, originaux. Imaginez qu’un homme vende son corps vivant à un artiste qui le transforme en objet (Lorsque j’étais une œuvre d’art). Comment aurait tourné Hitler s’il avait été accepté à l’Académie des Beaux-arts ? (La Part de l’autre) ? Et si Hamlet était transposé dans le monde de la finance (Golden Joe)? Son succès tiendrait « à sa profonde humanité », avance le professeur de philosophie Michel Meyer dans son essai Eric-Emmanuel Schmitt ou les identités bouleversées (Albin Michel, 2004). Il serait « un écrivain de l’espérance dans un monde désespéré. » Les débuts. Né en 1960, près de Lyon, Eric-Emmanuel Schmitt vit son baptême théâtral avec La Nuit de Valognes en 1991. Deux années plus tard, il frappe un coup d’éclat avec Le Visiteur, une fable métaphysique pleine d’esprit qui récolte trois Molières. Depuis, il a signé une vingtaine de pièces. Le prolifique écrivain est devenu l’un des auteurs francophones les plus lus à travers le monde, grâce à une œuvre protéiforme traduite en 43 langues et diffusée sur les scènes d’une cinquantaine de pays. La diversification. « J'ai toujours écrit des romans et des nouvelles cependant, à la différence des pièces, j'ai mis longtemps à composer un texte que je jugeais publiable, confie-t-il. Alors que le théâtre, paradoxalement, m’épanouissait en m'imposant ses contraintes, le roman m'offrait une liberté qui m'a longtemps effrayé (...) »* C’est en 1996 que le dramaturge vainc ses réticences et publie La Secte des égoïstes, qui reçoit le Prix du premier roman. Une œuvre qui lance une fructueuse carrière romanesque. L’auteur de L’Évangile selon Pilate publie en outre quatre recueils de nouvelles, dont Concerto à la mémoire d'un ange, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle. Dans le populaire Cycle de l’Invisible (Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, L’Enfant de Noé, etc.), Schmitt compose six contes candides qui questionnent la thématique de la spiritualité. En 2007, l’écrivain fait le saut au cinéma, en réalisant la comédie Odette Toulemonde. Il adaptera ensuite un autre de ses livres, Oscar et la Dame rose. Ce grand mélomane traduit également Les Noces de Figaro et Don Giovanni, en plus d’écrire sur ses compositeurs favoris (Le Mystère Bizet, Ma vie avec Mozart). Et avec Les Aventures de Poussin 1er, il signait récemment un premier texte pour la bande dessinée... Reconnaissances. Le dramaturge est désormais à la tête de son propre théâtre. En compagnie de deux associés, il achète une salle de 400 places à Paris, le Théâtre Rive gauche, dont il devient le directeur artistique et où est créé Le Journal d'Anne Frank, en septembre 2012. Récipiendaire de nombreuses récompenses, dont le Grand Prix du Théâtre de l’Académie française, Eric-Emmanuel Schmitt occupe un siège à l’Académie royale de la langue et littérature françaises de Belgique, le pays où il vit. Sur nos scènes. Plusieurs de ses œuvres ont été jouées à Montréal: Le Visiteur, au Théâtre du Rideau vert, Oscar et la Dame rose, Le Libertin. Le TNM a présenté Variations énigmatiques, en 2001, avec Guy Nadon et Michel Rivard, qui a remporté cette année-là le Masque du public Loto-Québec, et plus récemment son adaptation du célèbre Journal d'Anne Frank. Le dramaturge est venu lui-même lire Ma vie avec Mozart, au Théâtre Maisonneuve, durant l’édition 2009 du Festival Montréal en Lumières.

Anne Bourgeois

Formée à l’École de la rue Blanche (ENSATT), Anne Bourgeois est un metteur en scène qui vient du théâtre de l’absurde, de l’improvisation, du clown. De 1989 à 1997, elle est l’assistante de Jean Danet aux Tréteaux de France, puis de Patrice Kerbrat avec qui elle travaille de 1988 à 2000.De Shakespeare (La Nuit des rois) à Éric Assous (Les Montagnes russes), en passant par Tchekhov (La Mouette), Anne Bourgeois met en scène, depuis 1997, les spectacles de la Troupe du Phénix ainsi que des spectacles à l’extérieur de la compagnie.En 2007, elle met en scène au Théâtre du Rond-Point Les Diablogues de Roland Dubillard avec François Morel et Jacques Gamblin, et adapte pour la scène Sur la route de Madison avec Alain Delon et Mireille d’Arc. En 2009, elle met en scène Cochons d’Inde, une farce burlesque de Sébastien Thiéry, pour laquelle elle gagne le Molière de la pièce comique.

Eric-Emmanuel Schmitt

© Catherine Cabrol
PHILOSOPHE HUMANISTE Quel écrivain peut se targuer d’avoir prêté sa plume successivement à Jésus, Hitler, Einstein, Diderot, Don Juan, Freud et même au diable ? Eric-Emmanuel Schmitt n’a jamais eu peur de se confronter aux grandes figures et aux mythes sur lesquels est édifié notre monde. Le docteur en philosophie (son domaine d’étude) n’est jamais bien loin chez l’auteur qui taquine de grandes questions existentielles, mais à travers des formes ludiques accessibles au public. Soutenue par une écriture brillante, des dialogues volontiers spirituels, son œuvre repose souvent sur des concepts forts, originaux. Imaginez qu’un homme vende son corps vivant à un artiste qui le transforme en objet (Lorsque j’étais une œuvre d’art). Comment aurait tourné Hitler s’il avait été accepté à l’Académie des Beaux-arts ? (La Part de l’autre) ? Et si Hamlet était transposé dans le monde de la finance (Golden Joe)? Son succès tiendrait « à sa profonde humanité », avance le professeur de philosophie Michel Meyer dans son essai Eric-Emmanuel Schmitt ou les identités bouleversées (Albin Michel, 2004). Il serait « un écrivain de l’espérance dans un monde désespéré. » Les débuts. Né en 1960, près de Lyon, Eric-Emmanuel Schmitt vit son baptême théâtral avec La Nuit de Valognes en 1991. Deux années plus tard, il frappe un coup d’éclat avec Le Visiteur, une fable métaphysique pleine d’esprit qui récolte trois Molières. Depuis, il a signé une vingtaine de pièces. Le prolifique écrivain est devenu l’un des auteurs francophones les plus lus à travers le monde, grâce à une œuvre protéiforme traduite en 43 langues et diffusée sur les scènes d’une cinquantaine de pays. La diversification. « J'ai toujours écrit des romans et des nouvelles cependant, à la différence des pièces, j'ai mis longtemps à composer un texte que je jugeais publiable, confie-t-il. Alors que le théâtre, paradoxalement, m’épanouissait en m'imposant ses contraintes, le roman m'offrait une liberté qui m'a longtemps effrayé (...) »* C’est en 1996 que le dramaturge vainc ses réticences et publie La Secte des égoïstes, qui reçoit le Prix du premier roman. Une œuvre qui lance une fructueuse carrière romanesque. L’auteur de L’Évangile selon Pilate publie en outre quatre recueils de nouvelles, dont Concerto à la mémoire d'un ange, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle. Dans le populaire Cycle de l’Invisible (Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, L’Enfant de Noé, etc.), Schmitt compose six contes candides qui questionnent la thématique de la spiritualité. En 2007, l’écrivain fait le saut au cinéma, en réalisant la comédie Odette Toulemonde. Il adaptera ensuite un autre de ses livres, Oscar et la Dame rose. Ce grand mélomane traduit également Les Noces de Figaro et Don Giovanni, en plus d’écrire sur ses compositeurs favoris (Le Mystère Bizet, Ma vie avec Mozart). Et avec Les Aventures de Poussin 1er, il signait récemment un premier texte pour la bande dessinée... Reconnaissances. Le dramaturge est désormais à la tête de son propre théâtre. En compagnie de deux associés, il achète une salle de 400 places à Paris, le Théâtre Rive gauche, dont il devient le directeur artistique et où est créé Le Journal d'Anne Frank, en septembre 2012. Récipiendaire de nombreuses récompenses, dont le Grand Prix du Théâtre de l’Académie française, Eric-Emmanuel Schmitt occupe un siège à l’Académie royale de la langue et littérature françaises de Belgique, le pays où il vit. Sur nos scènes. Plusieurs de ses œuvres ont été jouées à Montréal: Le Visiteur, au Théâtre du Rideau vert, Oscar et la Dame rose, Le Libertin. Le TNM a présenté Variations énigmatiques, en 2001, avec Guy Nadon et Michel Rivard, qui a remporté cette année-là le Masque du public Loto-Québec, et plus récemment son adaptation du célèbre Journal d'Anne Frank. Le dramaturge est venu lui-même lire Ma vie avec Mozart, au Théâtre Maisonneuve, durant l’édition 2009 du Festival Montréal en Lumières.