Wilson chante Montand

Chansons YVES MONTAND
Mise en scène Christian Schiaretti
Direction musicale et arrangements Bruno Fontaine
Une présentation Les Visiteurs du soir et Démons Productions

Distribution Lambert Wilson

Durée du spectacle
2 heures

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Les échos

« Lambert Wilson impose son originalité, voire son exubérance, soutenu par une excellente formation jazz »— Télérama

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CLASSE DE MAÎTRE AVEC LE METTEUR EN SCÈNE CHRISTIAN SCHIARETTI

Le metteur en scène Christian Schiaretti, également directeur du Théâtre national populaire de Villeurbanne (TNP) où il a créé sa propre troupe d’acteurs, travaille sur les plus grandes scènes de l’Hexagone. À la demande de Lambert Wilson, il a imaginé une œuvre complète, un « spectacle total » qui cumule chant, danse et comédie, et dans lequel l’aspect théâtral est très présent : en quelque trente chansons et dix-sept textes, c’est toute une partie du 20e siècle qui défile. Sous l’animation de Lorraine Pintal, venez découvrir le parcours et le processus de création de ce metteur en scène émérite.
Jeudi 26 octobre, de 14 h à 16 h, au TNM
Entrée gratuite / Réservation : 514-878-7878 #2221

Grande première nord-américaine

Le Théâtre du Nouveau Monde est fier d’accueillir, en invitation internationale, le spectacle Wilson chante Montand pour une série de onze représentations exceptionnelles. Une soirée placée sous le signe du charme envoûtant d’Yves Montand, au cours de laquelle ses grands classiques immortels et quelques petits bijoux rares sont interprétés avec grâce et sensibilité par Lambert Wilson. Cette grande figure du cinéma français — qu’on a pu voir notamment dans Molière à bicyclette (aux côtés de Fabrice Lucchini), Des hommes et des dieux (César du Meilleur film 2010) et, plus récemment, Cousteau (dans le rôle-titre) — en fait une relecture à la fois respectueuse et libre, raffinée et jouissive.

Bien qu’une génération les sépare, une filiation relie les deux artistes qui ont su passer avec une élégance naturelle de la scène aux plateaux de cinéma, des projecteurs de la rampe aux micros d’enregistrement. Yves Montand, un chanteur devenu acteur, et Lambert Wilson, un acteur devenu chanteur, possèdent en commun cette aura aussi distinguée que sexy, une silhouette svelte et déliée, tous deux dotés d’une voix souple, chaude, à la tessiture de ténor léger.

Renouez avec la tradition de la grande chanson française et retrouvez le charme de Montand avec tout le panache de Wilson.

Christian Schiaretti

© Michel Cavalca, tnp-villeurbanne.com
La formation

Christian Schiaretti fait des études de philosophie tout en œuvrant pour le théâtre où il occupe les postes les plus divers : accueil, technique, enseignement…Après le Théâtre-école de Montreuil, le Théâtre du Quai de la Gare, il crée le Théâtre de l’Atalante à Paris. Parallèlement, il suit les classes de Antoine Vitez, Jacques Lassalle, Claude Régy comme «auditeur libre» au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.

Les débuts

Durant les huit années passées en compagnie, il met en scène des œuvres de Philippe Minyana, Roger Vitrac, Oscar Panizza, Sophocle, Euripide…Deux spectacles en particulier ont attiré l’attention de la profession et de la critique : Rosel de Harald Mueller, avec Agathe Alexis, créé en 1988, et Le Laboureur de Bohême de Johannes von Saaz, avec Jean-Marc Bory et Serge Maggiani.

La Comédie de Reims, 1991-2002

En 1991, il est nommé directeur de la Comédie de Reims, Centre Dramatique National.

Il était alors le plus jeune directeur d’une telle institution. Très vite il a voulu que la notion de « maison théâtre » reprenne tout son sens, c’est-à-dire celui d’une maison où habitent des artistes.

Ainsi s’est formée, à Reims, une troupe de douze comédiens permanents, la première à voir le jour depuis les riches heures du début de la décentralisation. Le travail au plateau est quotidien, intensif et libre. Après avoir exploré l’Europe des avant-gardes (Brecht, Pirandello, Vitrac, Witkiewicz), la nécessité, le besoin de l’auteur se sont affirmés. Alain Badiou, philosophe, a été associé à l’aventure rémoise. Au Festival d’Avignon, la création de Ahmed le subtil, puis Ahmed philosophe, Ahmed se fâche, Les Citrouilles, sont pour Badiou, Schiaretti et la troupe de la Comédie, l’occasion d’interroger les possibilités d’une farce contemporaine.

Après trois années de cette fructueuse expérience, Christian Schiaretti et la troupe se tournent vers la riche langue du XVIIe siècle avec Polyeucte, La Place Royale de Corneille et Les Visionnaires de Jean Desmarets de Saint-Sorlin, présentés dans de nombreuses villes pendant plusieurs saisons.

Avec Jean-Pierre Siméon, poète associé qui a ensuite accompagné la trajectoire artistique de la Comédie de Reims, Christian Schiaretti questionne le poème dramatique. Le Théâtre et la Poésie ne sont-ils pas les lieux manifestes de cette question ? Quatre pièces sont ainsi créées qui sont au cœur de ce questionnement : D’entre les morts, Stabat mater furiosa, Le Petit Ordinaire (cabaret), La Lune des pauvres. En 1998, ils conçoivent ensemble une manifestation autour de la langue et de son usage intitulée Les Langagières. Au cours de la saison 1999-2000, Christian Schiaretti a présenté au Théâtre national de la Colline, Jeanne, d’après Jeanne d’Arc de Péguy, avec Nada Strancar. En 2001-2002, il poursuit la collaboration avec la comédienne en mettant en scène Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht à la Comédie de Reims, au TNP et au Théâtre national de la Colline à Paris. Ce spectacle recevra le Prix Georges-Lerminier 2002 du Syndicat professionnel de la Critique.

Le TNP

En janvier 2002, il est nommé directeur du Théâtre National Populaire.

Au printemps 2003, il a recréé Le Laboureur de Bohême, avec Didier Sandre et Serge Maggiani et repris Jeanne d’après Charles Péguy, suivi à l’automne 2003 de L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill.

En 2004, il créé à la Comédie-Française Le Grand Théâtre du monde suivi du Procès en séparation de l’Âme et du Corps de Pedro Calderón de la Barca, repris au TNP.

Il a créé en 2005, Père de August Strindberg et L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel.

En 2006, à l’invitation de Théâtre Ouvert, il a mis en espace Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche de Hervé Blutsch, créé au TNP et repris à Théâtre Ouvert.

En novembre 2006, il aborde William Shakespeare, avec Coriolan. La pièce, reprise en tournée au Théâtre Nanterre – Amandiers en 2008, a reçu le Prix Georges-Lerminier 2007, décerné par le Syndicat professionnel de la Critique au meilleur spectacle créé en région, le Prix du Brigadier 2009 et le Molière du Metteur en scène et le Molière du Théâtre public, 2009.

Entre 2007 et 2009, il crée avec les comédiens de la troupe du TNP, 7 Farces et Comédies de Molière : Sganarelle ou le Cocu imaginaire ; L’École des maris ; Les Précieuses ridicules,

La Jalousie du Barbouillé, Le Médecin volant, Le Dépit amoureux, L’Étourdi ou les contretemps. En 2010, une tournée internationale au Maroc et en Corée du Sud est organisée qui rencontrera un accueil triomphal. À l’automne 2007, il poursuit son travail sur Brecht, avec Jean-Claude Malgoire et Nada Strancar, en présentant : Nada Strancar chante Brecht/Dessau.

En mars 2008, il crée l’événement en montant Par-dessus bord de Michel Vinaver, joué pour la première fois en France dans sa version intégrale. Pour cette mise en scène il reçoit le Grand Prix du Syndicat de la Critique, pour le meilleur spectacle de l’année 2008.

En septembre 2009, la création de Philoctète de Jean-Pierre Siméon (variation à partir de Sophocle), à l’Odéon – Théâtre de l’Europe, marque le retour de Laurent Terzieff dans ce théâtre.

Après la présentation, en novembre 2010, de La Messe là-bas de Paul Claudel et avec Didier Sandre, au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux, il s’attaque à trois grandes œuvres du répertoire espagnol du XVIIe siècle. Siècle d’or, un cycle de trois pièces : Don Quichotte de Miguel de Cervantès, La Célestine de Fernando de Rojas, Don Juan de Tirso de Molina est présenté au TNP en alternance et repris au Théâtre Nanterre – Amandiers.

C’est également en 2010 qu’il reprend La Jeanne de Delteil d’après le roman de Joseph Delteil, avec Juliette Rizoud dans le rôle-titre. Ce spectacle ne cesse de tourner depuis.

En mai 2011, la création à La Colline – Théâtre national du diptyque Mademoiselle Julie

et Créanciers, permet à Christian Schiaretti de revenir à Strindberg.

En juin 2011 débute l’ambitieux projet du Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud qui consiste à monter jusqu’à fin 2014 la légende du Graal, soit les cinq premières pièces : Joseph d’Arimathie, Merlin l’enchanteur, Gauvain et le Chevalier Vert, Perceval le Gallois, Lancelot du Lac, en réunissant les troupes et les moyens du TNP et celles du TNS.

En 2011, après quatre saisons hors les murs et au Petit théâtre ouvert en 2009, le Grand théâtre ouvre ses portes le 11 novembre – dans une configuration architecturale nouvelle et de nouvelles orientations du projet artistique –, avec Ruy Blas de Victor Hugo.

À l’automne 2012, Christian Schiaretti interroge de nouveau l’histoire contemporaine avec Mai, juin, juillet de Denis Guénoun, spectacle présenté au Festival d’Avignon 2014.

En 2013, à l’occasion du centenaire de la naissance de Aimé Césaire, il rend hommage à ce grand poète par la création de Une Saison au Congo, en tournée au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux et à Fort-de-France en Martinique. Ce spectacle a reçu le Prix Georges-Lerminier 2014 du Syndicat professionnel de la Critique. Début 2017, il revient à Césaire en montant La Tragédie du roi Christophe.

En janvier 2014, il revient à Shakespeare avec Le Roi Lear (dans le rôle-titre Serge Merlin), créé au TNP, présenté au Théâtre de la Ville, Paris et au Bateau Feu, Dunkerque pour la réouverture de la scène nationale.

La création de la dernière pièce de Michel Vinaver, Bettencourt Boulevard ou une histoire de France, en novembre 2015 est une nouvelle opportunité de travailler un texte de cet immense dramaturge. Le spectacle est repris au Théâtre national — La Colline, Paris et à la Comédie de Reims en 2016. Il donne les règles du jeu à deux élaborations collectives : Électre et Antigone variations à partir de Sophocle de Jean-Pierre Siméon et à une fatrasie collective, Ubu roi (ou presque) de Alfred Jarry. Le berceau de la langue (La Chanson de Roland, Le Roman de Renart, Tristan et Yseult, Le Franc-Archer de Bagnolet), cycle élaboré avec six comédiens de l’ex-permanence artistique du TNP.

Dans un esprit de mutualisation, Christian Schiaretti associe Robin Renucci et Les Tréteaux de France pour créer des formes adaptées à un théâtre de tréteaux et ainsi aux tournées. Trois spectacles voient le jour : une version de Ruy Blas (2012), L’École des femmes (2013) et La Leçon (2014).

Les mises en scène à l’opéra

Orlando furioso de Antonio Vivaldi, 2017 Une Italienne à Alger de Gioachino Rossini, 2016 Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, 2015 et 1996 Castor et Pollux de Jean-Philippe Rameau, 2014 Jules César de Georg Friedrich Haendel, 2011 La Créole de Jacques Offenbach, 2009 La Tosca de Giacomo Puccini, 2008 Le Barbier de Séville de Giovanni Paisiello et de Gioachino Rossini, 2005 Eugène Onéguine de Piotr Illitch Tchaïkovski, 2003 L’Échelle de soie de Gioachino Rossini, 2001 Ariane à Naxos de Richard Strauss, 2001 Hänsel et Gretel opéra pour enfants de Engelbert Humperdinck, 1998 Madame Butterfly de Giacomo Puccini, 1997

L’enseignement à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre

Attaché à la mise en œuvre d’une politique pédagogique, Christian Schiaretti a mis en place dès son arrivée à Lyon, une étroite collaboration avec l’ENSATT.

Il y a notamment mis en scène Utopia d’après Aristophane, en 2003. L’Épaule indifférente et la Bouche malade de Roger Vitrac, en 2004. En 2006, Le Projet Maeterlinck, (Les Aveugles, Intérieur, La Mort de Tintagiles) avec la 65e promotion. En 2007, avec la 66 e promotion, Les Visionnaires de Jean Desmarets de Saint-Sorlin. En 2009, Hippolyte et La Troade de Robert Garnier, avec la 68 e promotion.

Aujourd’hui, il codirige le département Mise en scène de l’école.

Christian Schiaretti est président des Amis de Jacques Copeau. Il a été président de l’Association pour un Centre Culturel de Rencontre à Brangues et a présidé le SYNDEAC de 1994 à 1996.

Source : tnp-villeurbanne.com

Lambert Wilson

© Vincent Peters
Acteur français dont la renommée s’étend jusqu’à Hollywood, Lambert Wilson est le fils du grand acteur et metteur en scène Georges Wilson. Depuis son plus jeune âge, il baigne dans le milieu théâtral. Dans les années soixante-dix, il suit une formation d'art dramatique au Center Drama de Londres, où il apprend le métier d'acteur mais aussi le chant et la musique. Le grand public le découvre en 1982 avec La Boum 2 de Claude Pinoteau. Aussi à l'aise dans des films d'époque que dans des œuvres contemporaines, il suscite l'intérêt de cinéastes aussi talentueux que André Téchiné Claude Chabrol, Andrzej Zulawski et Benoît Jacquot. En 2010, au 63e Festival de Cannes, Lambert Wilson fait sensation dans son rôle du frère Christian, récompensé par le Grand prix du jury, dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. En 2013, on le retrouve dans la comédie dramatique Molière à bicyclette aux côtés de Fabrice Lucchini. Actuellement, on peut le voir dans le biopic réalisé par Jérôme Salle, L’Odysée, où il se glisse dans la peau du célèbre commandant Jacques Cousteau. Voix splendide parlée et chantée, il débutait dans les années quatre-vingt dix une carrière de chanteur.