
Le Retour
En Sorties du TNM du 16 janvier au 7 février 2009
d'Harold Pinter
Traduction René Gingras
Mise en scène Yves Desgagnés
Durée du spectacle : 2 h 30 incluant l'entracte
LA PIÈCE LA PLUS CÉLÈBRE, LA PLUS CORROSIVE ET LA PLUS TROUBLANTE DE CE GÉANT DU THÉÂTRE BRITANNIQUE
Terrible huis clos dans lequel s’agitent des personnages et des sentiments ambigus, dans lequel la vérité et le mensonge sont indissociables et indiscernables, la plus célèbre pièce d’Harold Pinter est une oeuvre où règnent la suspicion et la menace, où les mots servent à exercer le pouvoir, où les mots s’avèrent même être une arme de destruction massive. Nous sommes dans le Londres du milieu des années 1960. À l’époque des Beatles, des premiers films de Jane Birkin, de Twiggy et du Blow-Up d’Antonioni. Max, un ancien boucher agressif et harcelant, vit avec ses deux fils, Lenny et Joey, et avec son frère Sam, chauffeur de taxi. Un soir, alors que tout le monde dort, le troisième fils, Teddy, revient en catimini. Teddy a réussi dans la vie. C’est un professeur de philosophie établi aux États-Unis depuis quelques années. Il revient, accompagné de sa femme, Ruth, une femme trop belle pour lui et dont le comportement apparaît vite assez trouble. Au matin, le vieux Max, d’abord furieux d’avoir été pris au dépourvu, célèbre avec joie le retour de l’enfant prodigue. Et Ruth gagne très vite le coeur de ses beaux-frères, de tous ces hommes qui ne veulent que son bien.
Décrite tantôt comme un panier de crabes, tantôt comme un noeud de vipères, la famille est là, dit-on, pour connaître nos secrets les plus intimes et nous trahir avec ! La famille, avec ses tabous et ses non-dits, ses conflits inexprimés et ses pots cassés, maladroitement dissimulés sous le tapis, est au coeur de cette oeuvre puissante et dérangeante d’Harold Pinter, ce géant du théâtre britannique, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 2005. Depuis cinquante ans, Pinter déroule le fil d’une oeuvre qui n’en finit pas de secouer les consciences endormies, de dilater les pupilles sur ce qui se cache sous les apparences : les élans pulsionnels et érotiques, l’amoral et le sordide, l’inexprimé et le refoulé, qui finissent toujours par refaire surface. Dans une mise en scène d’Yves Desgagnés, qui nous revient après deux grands cycles Shakespeare et Tchekhov, et une nouvelle traduction de René Gingras, qui redonne au texte original toute sa puissance et son impact, Le Retour n’est pas uniquement celui d’un fils dans le giron familial. Il marque aussi le retour d’un auteur majeur, trop rarement joué sur les scènes québécoises, et celui du grand Marcel Sabourin sur la scène du TNM. Lui et l’invincible Patrice Robitaille dans le rôle d’un de ses mâles rejetons donneront leur poids de chair à ces deux loups féroces qui accueillent la brebis dans leur tanière.
Présenté en tournée lors des Sorties du TNM du 16 janvier au 7 février 2009
LES ÉCHOS
À voir pour l’admirable performance de Marcel Sabourin et la brillante mise en scène, très inspirée, d’Yves Desgagnés. – Francine Grimaldi, Samedi et rien d’autre, R-C
Vous craquerez non seulement pour la traduction impeccable de René Gingras (…) mais aussi pour la mise en scène d’Yves Desgagnés qu’on observe comme un film ou un tableau (…). - Claudia Larochelle, Le Journal de Montréal
Il faut courir voir Marcel Sabourin, un trésor national, et qui le montre d’une manière absolument flamboyante. – Catherine Perrin, C’est bien meilleur le matin, R-C,
Les comédiens sont fabuleux, pas une fausse note … … Ils valent tous le déplacement. Yves Desgagnés a fait un travail exceptionnel. Des éclairages de Michel Beaulieu, magiques et parfaits. - Georges Nicholson, Je l’ai vu à la radio, R-C
