
La Belle et la Bête
9 SUPPLÉMENTAIRES : Nouvelles dates 19-22-23-24 février
Une création et mise en scène de Michel Lemieux, Victor Pilon
Une création et un texte de Pierre Yves Lemieux
Coproduction Théâtre du Nouveau Monde / Lemieux.Pilon 4d art
Durée du spectacle 1h30 sans entracte
Concepteurs et metteurs en scène
Fusion créatrice
Ils ont réinventé le Grand Hôtel des étrangers du poète québécois Claude Beausoleil, puis La Tempête de Shakespeare. Ils ont fait revivre le cinéaste d’animation Norman McLaren, tout en revisitant son œuvre. Ils ont mis leur imagination au service du Cirque du Soleil avec le spectacle d’aréna Délirium, porté à la scène une version opéra de Starmania et orchestré toutes sortes de grands événements festifs. Plus de 30 créations originales : des spectacles hybrides qui amalgament les différentes formes d’art et font disparaître les frontières entre le réel et le virtuel. Ils séduisent les spectateurs du monde entier, récoltent des critiques élogieuses et accumulent les récompenses partout sur la planète.
Ces deux artistes pionniers du multimédia, ces « magiciens de la scène » ne cessent d’éblouir. Mais s’ils cherchent constamment à pousser les limites des nouvelles technologies, à se surpasser dans leur art, ils se définissent avant tout comme des « conteurs d’histoires » pour qui l’objectif n’est jamais de mettre l'aspect technique à l'avant-plan, mais plutôt « de l’assujettir au propos et à l’émotion » en liant les éléments scéniques les uns aux autres, pour créer un spectacle homogène. L’alchimie ludique, le secret, pour que la magie opère.
Quel lien faites-vous entre la magie et la multidisciplinarité dans vos spectacles ?
M. L. : Ce que nous aimons dans le mot « multidisciplinaire », qui est le premier mot que nous avons utilisé pour parler de nos créations, c’est la référence à l’idée de multiplication. Nous faisons de l’art multidisciplinaire qui allie le théâtre, la danse, le cinéma, la performance, l’art visuel, les nouvelles technologies. Ce qui nous intéresse, c’est le multicouche : nous travaillons à intégrer les différents arts. Nous voulons que la danse multiplie le théâtre, que le visuel multiplie le texte…
V. P. : C’est en multipliant les formes qu’on arrive à créer d’autres formes. Des formes différentes, hybrides.
À quoi les spectateurs peuvent-ils s’attendre en allant voir votre nouvelle création ?
M. L. : À une adaptation contemporaine du conte, axée sur la rencontre entre deux personnages que tout sépare et qui seront transformés par cette rencontre. Notre Belle (Bénédicte Décary) est une jeune dessinatrice de tendance no future, influencée par l’esthétique de l’instinct de mort.
V. P. : Elle déteste les contes de fées et les princesses. Elle n’a absolument rien à voir avec un personnage de Walt Disney.
M. L. : La Bête (François Papineau) est un danseur de ballet qui, très tôt dans sa carrière, était promu à être le nouveau Noureev mais qui, à 20 ans, a été frappé par une maladie dégénérative qui l’a fait vieillir prématurément. Il vit chez une vieille amie de sa mère, une conférencière spécialisée dans les contes de fées (Andrée Lachapelle). Au début, nos trois personnages vivent dans trois mondes séparés, mais qui peu à peu vont se rencontrer.
Par Danielle Laurin

