
Le dieu du carnage
SUPPLÉMENTAIRES DU 14 AU 18 DÉCEMBRE À 20 H
De Yasmina Reza
Mise en scène Lorraine Pintal
Durée du spectacle 1h25 sans entracte
Une Française à New York
La Grosse Pomme s’est entichée de Yasmina Reza. La plupart de ses pièces ont été montées dans la métropole américaine. La dramaturge française y possède même une fidèle équipe de collaborateurs prestigieux, composée par le metteur en scène Matthew Warchus et le traducteur Christopher Hampton auteur à qui l’on doit la réputée adaptation des Liaisons dangereuses. Les deux artistes ont travaillé sur quatre pièces signées par Reza, depuis le succès de « Art » en 1998, récipiendaire du convoité Tony Award de la meilleure pièce de l’année.
En 2009, le même honneur a couronné leur production du Dieu du carnage, monté au Bernard Jacobs Theater, sur Broadway. Le spectacle new-yorkais a raflé trois Tony Awards, en incluant celui de la meilleure mise en scène, ainsi que la récompense de la meilleure comédienne, attribuée à Marcia Gay Harden (actrice déjà oscarisée pour le film Pollock) qui incarnait Veronica, l’hôtesse bien intentionnée. Un rôle créé à Paris par Isabelle Huppert. Décidément, les stars se bousculent pour jouer Reza : Jeff Daniels, Hope Davis et la vedette de la télésérie The Sopranos, James Gandolfini, complétaient la distribution originale sur Broadway.
Londres a aussi fait une fête au God of Carnage, présenté au Gielgud Theatre, dans le West End, un an plus tôt. Faisant appel au même duo à la mise en scène et à la traduction qu’à New York, mais avec un casting différent (mené par Ralph Fiennes), la pièce a fait main basse sur le prix Laurence Olivier de la meilleure nouvelle comédie. Pas mal pour une auteure qui fait son sel de la satire d’une faune parisienne...
Par Marie Labrecque
Reza sur scène
Conversations après un enterrement. Dès sa première pièce, créée en janvier 1987 au Théâtre Paris-Villette, Yasmina Reza remporte trois récompenses, dont le Molière du Meilleur Auteur de langue française.
La Traversée de l’hiver. Créé en octobre 1989 au Centre national de création d’Orléans, le texte est repris à l’hiver 1990 au Théâtre National de la Colline à Paris, et reçoit le Molière du Meilleur Spectacle de la Décentralisation.
« Art ». Deux Molière (Meilleur Spectacle Privé et Meilleur Auteur) couronnent la création de cette œuvre en octobre 1994 à la Comédie des Champs-Élysées, à Paris. Traduit en une trentaine de langues, le texte parcourt ensuite la planète : Londres où il remporte le Laurence Olivier Award pour la meilleure comédie , Broadway, Moscou, Madrid, Buenos Aires, Berlin, Israël, ... Montréal n’est pas en reste : Claude Poissant met en scène « Art » en 1996 au Théâtre du Rideau Vert, aussi repris l’été suivant.
L’Homme du hasard. Créée en septembre 1995 au Théâtre Hébertot, à Paris, cette brève pièce à deux personnages est notamment traduite pour la Royal Shakespeare Company de Londres en 1998, puis jouée à New York à l’automne 2000.
Trois Versions de la vie. En l’an 2000, cette pièce est créée dans quatre villes européennes, en l’espace d’un seul mois : au Théâtre Antoine à Paris; au Burgtheater à Vienne; au Théâtre Broadway à Athènes ; et au Royal National Theatre à Londres. Elle fait aussi l’objet d’une production à Québec, au Théâtre Petit Champlain, à l’été 2008.
Une pièce espagnole. Créé en janvier 2004 au Théâtre de la Madeleine à Paris, le texte est entre autres présenté à New York, sous la direction de l’acteur John Turturro, en 2007. La pièce est aussi mise au programme du Théâtre de la Bordée à Québec, en 2006.
Dans la luge d’Arthur Schopenhauer. Cette adaptation scénique d’un récit est interprétée par l’auteure elle-même à l’automne 2006, au Théâtre Ouvert à Paris.
Le dieu du carnage. Création en décembre 2006 au Schauspielhaus à Zurich ; reprise ensuite au Berliner Ensemble à Berlin. La pièce prend finalement l’affiche au Théâtre Antoine à Paris, en janvier 2008, dans une mise en scène de Reza.
Par Marie Labrecque



