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Photo : Jean-François Gratton / Une communication orangetango

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DU 15 NOVEMBRE AU 10 DÉCEMBRE 2011 - COMPLET
SUPPLÉMENTAIRES LES 13 ET 15 DÉCEMBRE 2011
de Réjean Ducharme
mise en scène Dominic Champagne
conseiller dramaturgique Paul Lefebvre

Durée du spectacle : 1h10 - entracte - 1h10



Naissance d'un mythe

C’est auprès de la maison d’édition québécoise Le Cercle de France, dirigée par Pierre Tisseyre, que Réjean Ducharme a d’abord tente sa chance. Non pas avec L’Avalée des avalés, le troisième roman qu’il a achève. Plutôt avec L’Océantume, le premier manuscrit dont il est venu à bout. L’Océantume arrive chez Gallimard par la poste en octobre 1965. Plusieurs lecteurs de la maison se relaient, on s’entend pour dire que ce roman révèle ≪ un grand talent d’écrivain, d’homme de délire et d’imagination ≫. Raymond Queneau, mentor et grand défenseur de Boris Vian, donne son imprimatur. Mais L’Océantume ne paraitra qu’en 1968. Avant même de s’atteler aux corrections du manuscrit, Ducharme envoie deux autres romans par la poste. D’abord Le nez qui voque. Puis, L’Avalée des avalés. Queneau trouve ce roman ≪ bien supérieur aux deux premiers ≫. Une autre lectrice chez Gallimard, Dominique Aubry, parle de Ducharme comme d’un jeune Rimbaud et note :  devrait avoir le Goncourt ≫. La machine éditoriale s’emballe. L’Avalée des avalés est programme pour la rentrée d’automne, saison des prix. Prix Goncourt ou pas, dès la parution de L’Avalée des avalés en septembre 1966, la critique fait son nid. Sauf pour quelques exceptions, dans la presse française, c’est la révélation. On parle même de génie. Et l’on s’interroge : qui est donc ce jeune Rimbaud, ce nouveau Céline, cet inconnu qui vit reclus, refuse de se montrer ? Les médias se relancent. En France, mais aussi chez nous ou L’Avalée des avalés sera honore par le prix du Gouverneur général et par celui de la Province de Québec. Pendant longtemps, seule une photo de passeport de Réjean Ducharme circulait dans les médias. À la parution de chaque nouveau livre, Gallimard la retouche, vieillit l’écrivain. Puis, a la parution de Va savoir, en 1994, c’est l’événement : une nouvelle photo apparaît. À ce jour, aucune autre photo de lui n’a été rendue publique.







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