Le Théâtre du Nouveau Monde, théâtre de tous les classiques, ceux d’hier et de demain,  produit et diffuse les oeuvres majeures du répertoire international et national tout en accordant une place de choix à la création.

Mission

Théâtre de tous les classiques, ceux d’hier et ceux de demain

Le TNM, situé au cœur du Quartier des spectacles, produit et diffuse les œuvres majeures des répertoires international et national, tout en accordant une place de choix à la création. Ce rôle, auquel il est resté fidèle depuis sa fondation en 1951, a pris une nouvelle ampleur au cours des dernières années, sous la direction dynamique et visionnaire de Lorraine Pintal, entrée en fonction à l’automne 1992. Le public y a rendez-vous avec les plus grands créateurs – metteurs en scène, concepteurs, interprètes – portés par leur vision contemporaine d’univers dramaturgiques très variés. De Molière à Koltès, de Shakespeare à Michel Tremblay, en passant par Euripide, Racine, Goldoni, Pirandello, Claudel, Tchekhov, Kafka, Brecht, Beckett, Botho Strauss, les classiques, de l’Antiquité au 21e siècle, et les grandes œuvres québécoises y font l’objet de relectures inspirées, ancrées dans la réalité d’aujourd’hui. L’évolution récente du TNM est marquée par le retour d’une certaine modernité théâtrale et un sens de la fête et de l’événement qui lui ont permis d’atteindre un très large public.

Fondation

Les fondateurs : Jean Gascon, Jean-Louis Roux, Guy Hoffmann, Georges Groulx, André Gascon, Robert Gadouas, Éloi de Grandmont

Le TNM est né à Montréal, en 1951, dans l’effervescence culturelle qui a succédé à la Seconde Guerre mondiale et ouvert la voie à la Révolution tranquille, laquelle devait permettre au Québec d’accéder à la modernité. Il a été fondé par un petit groupe de six hommes de théâtre parmi lesquels Jean Gascon et Jean-Louis Roux, qui rentraient alors d’un séjour d’études théâtrales en Europe et qui, pour la plupart, avaient fait leurs premières armes au sein des Compagnons de Saint Laurent, une troupe de théâtre dirigée par le père Émile Legault.

Les fondateurs du TNM rêvaient d’une grande compagnie ayant pour mission de produire et de diffuser les oeuvres majeures du répertoire classique et contemporain. Pour ce groupe, un tel projet s’inscrivait naturellement dans l’éveil culturel du Québec qui commençait à s’affranchir du joug de la religion catholique. La visite au Québec de la compagnie de Louis Jouvet, au début de 1951, s’est également révélée une importante source d’inspiration pour leur projet.

C’est donc le 9 octobre 1951 que le rideau se lève sur la première production du TNM : L’Avare de Molière, mis en scène par Jean Gascon qui tient également le rôle d’Harpagon. Par sa qualité et son audace, cette production fait école dans la jeune histoire du théâtre au Québec, et le TNM ne tarde pas à s’imposer comme le grand théâtre canadien-français.

Les directeurs artistiques

Jean  Gascon – Jean le valeureux (1951-1966)

Gascon 4

Comédien et directeur au tempérament exceptionnel, Jean Gascon, cet animateur né, avait le pouvoir de rassembler, de réunir les esprits et les énergies. Tête chercheuse, cœur passionné, il a multiplié les expériences, rêvant d’un lieu pour la compagnie et de meilleures conditions de travail pour les créateurs et les artistes. Cette quête l’a vigoureusement animé pendant les quinze années passées à la barre du TNM.

Au public québécois avide de nouvelles expériences, Gascon propose un répertoire très éclectique, qui va de Paul Claudel à Henry de Montherlant en passant par Sacha Guitry. Mais c’est surtout par ses relectures de Molière dans les années 50 que Gascon s’illustre : la dimension physique de l’interprétation, qui caractérise ses mises en scène des Trois farces et du Malade imaginaire, marquera l’histoire de l’interprétation moliéresque au Québec.

Dès la fin des années cinquante, le TNM commence à se produire à l’étranger. En 1955, Les Trois farces de Molière sont présentées à Paris et la création du Temps des lilas de Marcel Dubé est présentée à New York, à Paris, dans plusieurs villes de Belgique, et en tournée pancanadienne. Plusieurs autres succès viennent émailler le règne de Gascon durant les années 50 et 60 : un Richard II de Shakespeare très remarqué, un inoubliable Dindon de Feydeau, une Danse de mort de Strindberg, un Opéra de Quat’sous de Brecht, et du même auteur, Mère Courage et ses enfants, un spectacle exceptionnel monté par John Hirsch, où Gascon tient lui-même un rôle.

Jean-Louis Roux – Une voix qui s’affirme (1966-1982)

Roux J-L NB

Si le départ de Gascon en 1966 ébranle le TNM la compagnie a désormais acquis ses lettres de noblesse et poursuit son essor sous la gouverne de Jean-Louis Roux. Les années qui suivent consacrent l’affirmation d’une langue et d’une culture nouvelles au Québec; plusieurs oeuvres marquantes du théâtre québécois sont créées au TNM durant cette période : Les Grands Soleils de Jacques Ferron, La Guerre, Yes Sir! de Roch Carrier, Les oranges sont vertes de Claude Gauvreau, HA ha!… de Réjean Ducharme. Ces années sont aussi celles de l’émergence de voix de femmes : le TNM crée La Nef des sorcières, un collectif conçu par sept écrivaines et comédiennes ainsi que Les fées ont soif de Denise Boucher et La Saga des poules mouillées, de Jovette Marchessault.

Jean-Louis Roux n’a toutefois pas coupé les ponts avec l’Europe. Durant son mandat, le TNM effectue trois grandes tournées qui l’amèneront en France, en URSS, en Tchécoslovaquie et en Afrique francophone. En outre, Roux met en scène Bérénice, le premier Racine à être présenté au TNM, et programme plusieurs grandes pièces de Claudel, Le Balcon de Jean Genet mis en scène par André Brassard et des oeuvres contemporaines à caractère social comme Equus de Peter Shaffer monté par Olivier Reichenbach qui connaît un triomphe, ainsi que Faut jeter la vieille de Dario Fo, autre succès mis en scène par Paul Buissonneau. C’est aussi en 1971, à l’occasion des vingt ans de la compagnie, qu’il invite Jean-Louis Barrault à monter Le Mariage de Figaro. Plus que jamais, le TNM, comme le Québec, s’ouvre au monde.

Olivier Reichenbach – Passage à la modernité (1982-1992)

Monsieur O_ Reichenbach
En 1981, Jean-Louis Roux passe le flambeau à ANDRÉ PAGÉ qui dirigeait alors avec brio la section française de l’École nationale de théâtre du Canada. Malheureusement, le décès tragique et prématuré de celui-ci prive le TNM d’un artiste sensible et créateur. La direction du TNM est donc confiée à Olivier Reichenbach en 1982. À Montréal et ailleurs au Québec, la culture québécoise est florissante, et plusieurs compagnies privilégient la création.

Reichenbach positionne le TNM comme une compagnie qui se consacre au répertoire classique et contemporain, tout en contribuant à l’établissement d’un répertoire québécois. Ses mises en scène d’Amadeus de Peter Shaffer et du Tartuffe de Molière en 1983 reçoivent un accueil remarquable. Il ouvrira également le TNM à de jeunes metteurs en scène issus de divers courants nés dans les années 70 et 80; René Richard Cyr, Yves Desgagnés, Lorraine Pintal et Robert Lepage sont de ceux-là. La scène du TNM est à la mesure de leur talent et les résultats sont électrisants. Qu’on pense au Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay et à L’École des femmes de Molière mis en scène par René Richard Cyr; à La Vie de Galilée de Brecht et au Songe d’une nuit d’été montés par Robert Lepage; au Play Strindberg de Dürrenmatt mis en scène par Yves Desgagnés; aux Paravents de Jean Genet et à En attendant Godot de Beckett, montés par André Brassard, ainsi qu’aux remarquables mises en scène de deux pièces de Réjean Ducharme : HA ha!… et Inès Pérée et Inat Tendu, par Lorraine Pintal.

Lorraine Pintal – Le vent dans les voiles (depuis 1992)

LPINTAL
En septembre 1992, Lorraine Pintal prend le relais d’Olivier Reichenbach. En s’entourant d’une équipe exceptionnelle à qui elle a su communiquer son enthousiasme, son énergie et sa créativité, Lorraine Pintal a amené le TNM à jouer un rôle de premier plan sur la scène culturelle montréalaise et québécoise.  Sous sa direction, le TNM a renoué avec une certaine modernité théâtrale et avec un sens de la fête et de l’événement qui permet au théâtre d’atteindre un très large public.

Le répertoire programmé dans les dernières années témoigne de ce double engagement de Lorraine Pintal : on le remarque dans ses propres mises en scène, comme celles des Beaux Dimanches de Marcel Dubé et d’Andromaque de Racine; de sa création de Stabat Mater II de Normand Chaurette; de son adaptation de Sainte Jeanne des abattoirs de Brecht, de Hedda Gabler d’Ibsen, du Tartuffe de Molière et de Les oranges sont vertes de Claude Gauvreau, repris au TNM 26 ans après sa création. On remarque également ce double engagement dans les spectacles montés par d’autres metteurs en scène talentueux, respectueux des textes classiques et capables de secouer la tradition, comme Les Troyennes d’Euripide monté par Alice Ronfard; La Locandiera de Goldoni par Martine Beaulne; Les Bas-fonds de Gorki par Yves Desgagnés; Le Temps et la chambre de Botho Strauss par Serge Denoncourt; Marie Stuart de Dacia Maraini par Brigitte Haentjens; Don Quichotte d’après Cervantès et L’Odyssée d’après Homère par Dominic Champagne. Cette génération de jeunes créateurs invités par le TNM ouvre la porte aux nouvelles voies de l’expression théâtrale.

Autre événement marquant du mandat de Lorraine Pintal : sous sa direction, le lieu que le TNM occupait depuis 1972  a été rénové de fond en comble; le théâtre jouit donc maintenant d’un espace à la hauteur de ses productions et de sa réputation.En menant ce projet à bien, Lorraine Pintal réalisait le rêve de tous les directeurs qui l’avaient précédée et exprimait concrètement la présence et l’engagement du TNM à Montréal.

Le lieu

C’est à l’automne 1972 que le Théâtre du Nouveau Monde présentait ses spectacles dans ce théâtre que nous connaissons aujourd’hui. Auparavant, sa troupe s’était produite au Gesù, à l’Orpheum et à la Salle Port-Royal de la Place des Arts (aujourd’hui le Théâtre Jean Duceppe).

Ce bâtiment, conçu en 1912 par les architectes Ross et MacFarlane, possède une longue et riche histoire qui marqua les arts de la scène montréalaise.

1912

1953Gayety

Nommé le Gayety, le théâtre appartient à la Canadian Amusement Company qui y présente des spectacles de variétés que les Américains appellent vaudeville.

1924

Une entreprise new-yorkaise, la Columbia Amusement Company, achète le théâtre et demande à Emmanuel Briffa, alors célèbre décorateur, d’en faire un des théâtres les plus luxueux d’Amérique.

1930

La crise de 1929 met un terme aux vaudevilles venus de New York. Le Gayety devient le Théâtre des Arts. Il accueille des troupes françaises et est inauguré en décembre avec L’Épervier (interprété par Lou Tellegen).

1932

Le théâtre est transformé en cinéma, le Mayfair, qui projette des films américains en V.O.

1941

Le lieu reprend son nom de Gayety et sa vocation d’origine. De grandes strip-teaseuses américaines, comme Peaches et Lili St-Cyr, s’y dévêtent si bien que l’escouade de la moralité de la police de Montréal ferme l’endroit en 1953.

1953

L’acteur Jean Grimaldi et Michael Custom le rachètent et le baptisent Radio City pour y présenter du burlesque québécois. Terrassé par la concurrence de la télévision et des cabarets, le Radio City ferme ses portes en 1956.

1956

L’acteur Gratien Gélinas achète la bâtisse et la fait rénover par l’architecte André Blouin pour en faire la Comédie Canadienne, un véritable lieu de théâtre et un haut lieu de la chanson francophone. Au cours des années 60, Gilles Vigneault, Monique Leyrac, Claude Léveillé, Jacques Brel, Barbara et Serge Reggiani y présentèrent des spectacles mémorables.

1972

1971 EXT TNM 1Au début des années 70, le TNM, que dirige alors Jean-Louis Roux, devient propriétaire du bâtiment.

 

 

 

1997

maquettefront À la demande de Lorraine Pintal, le TNM est entièrement rénové par l’architecte Dan S. Hanganu. Conçu pour répondre aux besoins de scénographies contemporaines, il est aujourd’hui un espace où tous les moyens ont été mis en œuvre pour faire de chaque événement une expérience inoubliable.

 

 

 

Circulation des idées, des artistes et des oeuvres

Au cours de la saison 2001-2002, le TNM célébrait son 50e anniversaire. Fidèle à l’esprit de ses fondateurs, il s’engage alors à poursuivre le développement international entrepris en 1955 et de faire rayonner le talent des artistes québécois en présentant ses spectacles à l’étranger, de créer des liens et des échanges avec des maisons de théâtre dont la démarche est similaire à la sienne. Le TNM veut ainsi continuer d’affirmer sa mission en donnant la parole aux plus grands artistes d’ici et d’ailleurs, et faciliter la venue au Québec de spectacles européens marquants qu’il accueille en ses murs. Il souhaite maintenir son esprit d’ouverture sur le monde et assurer la continuité de son évolution artistique grâce à la libre circulation des idées, des artistes et des œuvres.

1955 Première tournée du TNM en France avec Trois farces de Molière (m.e.s. Jean Gascon)

1958 Le Temps des Lilas de Marcel Dubé (m.e.s. Jean Gascon) est présenté en France, en Belgique et aux États-Unis

2001-2002 Échange artistique Odéon, Théâtre de l’Europe / TNM

Présentation au TNM de L’Orestie d’Eschyle (m.e.s. Georges Lavaudant)

Présentation à l’Odéon de L’Hiver de force d’après Réjean Ducharme (adaptation et m.e.s. Lorraine Pintal)

2003-2004 Coproduction Théâtre du Gymnase (Marseille) / Théâtre des Amandiers (Nanterre) / TNM (Montréal)

Hamlet de Shakespeare, texte français de Jean-Michel Déprats (m.e.s. Patrice Caurier et Moshe Leiser)

Création à Montréal au TNM. Création en France au Théâtre du Gymnase.  Tournée en France.

2005-2006 Antoine & Cléopâtre d’après Shakespeare. Livret, musique et m.e.s. Lewis Furey. Adaptation française de Jean-Michel Déprats,

Création à Montréal au TNM en collaboration avec Le Théâtre de la Ville à Paris.  Tournée au Québec et en France.

2008 Accueil d’Arlecchino, servitore di due padroni de Goldoni du Piccolo Teatro de Milan (m.e.s. Georgio Strehler), en collaboration avec la Place des Arts de Montréal.

2008-2009 Échange Théâtre des Célestins (Lyon) / TNM

Présentation au Théâtre des Célestins et à l’Espace Jean-Legendre (Compiègne) de La Déraison d’amour (m.e.s. Lorraine Pintal)

Présentation au TNM de Blackbird de David Harrower (m.e.s. Claudia Stavisky)

2010-2011 Échange Piccolo Teatro (Milan) / TNM

Présentation au Piccolo Teatro de La Déraison d’amour (m.e.s. Lorraine Pintal)

Accueil de Trilogia della villeggiatura de Goldoni (m.e.s. Toni Servillo)

Piccolo Teatro (Milan) et Teatri Uniti (Naples)

Coproduction sur des projets qui rayonnent à l’étranger.

2007 La Tempête de Shakespeare, en coproduction avec lemieux.pilon 4d art (m.e.s. Michel Lemieux, Victor Pilon et Denise Guilbault).

2005 Le Projet Andersen de Robert Lepage, en coproduction avec Ex Machina.

2008 Nebbia de Daniele Finzi Pasca, en coproduction avec le Cirque Éloize et Teatro Sunil

2009 Le Dragon bleu de Robert Lepage et Marie Michaud, en coproduction avec Ex Machina, (m.e.s. Robert Lepage)

Invitation de metteurs en scène étrangers

1994 Georges Dandin de Molière (m.e.s. Marcel Delval)

2003 Danser à Lughnasa de Brian Friel (m.e.s. Ben Barnes)

2003 Les Manuscrits du déluge de Michel-Marc Bouchard (m.e.s. Barbara Nativi)

Prix et distinctions

1988

4e Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal

Les Masques

Au cours des années, le TNM a reçu de nombreux prix lors du Gala de la Soirée des Masques, organisé par l’Académie québécoise du théâtre

2007

La Dame aux camélias de René de Ceccatty d’après Alexandre Dumas Fils

Conception des éclairages : Etienne Boucher

2006

Hosanna de Michel Tremblay

Conception des éclairages

2005

L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau

Conception des costumes : Marie-Chantal Vaillancourt

Conception sonore

Interprétation masculine (Marc Béland)

La Tempête de Shakespeare

Conception multimédia(contribution spéciale de 4D art)

2004

La Nuit des rois de Shakespeare

Traduction/adaptation

2003

Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare

Conception sonore

2002

Don Juan de Molière

Conception des costumes » François St-Aubin

Interprétation masculine (Benoît Brière)
Macbeth de Shakespeare

Traduction/adaptation
Variations énigmatiques de Eric-Emmanuel Schmitt

Masque du public Loto-Québec

2001

La Cerisaie d’Anton Tchekhov

Conception des costumes: Luc J. Béland

Interprétation masculine de soutien (Benoît Girard)

Interprétation féminine de soutien (Micheline Bernard)
LOdyssée de Dominique Champagne et Alexis Martin, d’après Homère

Chorégraphies de combats et mouvements (contribution spéciale de Réal Bossé)

Traduction/adaptation

Masque du public Loto-Québec

2000

Les Oranges sont vertes de Claude Gauvreau

Interprétation féminine (Marie-France Marcotte)

Production « Montréal »

Le Barbier de Séville de Beaumarchais

Conception des costumes

Roméo et Juliette de Shakespeare

Chorégraphie de combats (Contribution spéciale de Huy Phong Doan)

1998

Les Estivants de Maxime Gorki

Mise en scène Serge Denoncourt

1996

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

Interprétation masculine (Guy Nadon)

1995

Le Temps et la chambre de Botho Strauss

Conception du décor

Conception des éclairages

Jeanne Dark de Bertolt Brecht

Conception sonore

1994

La Locandiera de Carlo Goldoni

Conception des costumes

Interprétation féminine de soutien (Nathalie Mallette)

Interprétation masculine de soutien (Benoît Brière)

Interprétation féminine (Sylvie Drapeau)

Traduction/Adaptation

Production « Montréal »

Masque du public Loto-Québec

Masque de la production de l’année