Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Texte et interprétation ERIC-EMMANUEL SCHMITT
Mise en scène ANNE BOURGEOIS
Production Didier Morissonneau

Distribution Eric-Emmanuel Schmitt

Durée du spectacle
1 h 50 sans entracte

Eric-Emmanuel Schmitt prend le relai de Novecento

Nous informions récemment nos abonnés et spectateurs de l’annulation de Novecento par le comédien André Dussolier, suite à une intervention chirurgicale qui lui impose un repos total et une rééducation de quatre mois. Aujourd’hui, afin d’honorer notre engagement, nous avons l’immense plaisir de vous offrir un spectacle d’une grande beauté pour le cœur et l’esprit. L’auteur et dramaturge français Eric-Emmanuel Schmitt nous fera l’honneur de présenter sur notre scène l’adaptation théâtrale de son roman à succès, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, créée pour le Festival d’Avignon.

Un hymne à la tolérance et à l’amitié

Paris dans les années 60. Momo, enfant juif de 12 ans abandonné par sa mère, vit seul avec un père distant et froid, dans un quartier défavorisé de Paris. Devenu adulte, il revisite son enfance privée d’amour, évoquant tous les personnages qui ont traversé sa vie, dont Monsieur Ibrahim, l’épicier du coin avec qui il se lie d’amitié. Avec tendresse et humour, le vieux sage réussira à défaire les nœuds qui étouffent le garçon. Au fil de leur relation, l’âge et la religion s’effacent pour laisser place à des sentiments forts et durables. Le commerçant musulman transmettra au garçon les valeurs qui ont fait de lui l’homme qu’il est devenu : amitié, amour et tolérance.

Depuis plus de trois ans, le dramaturge et romancier interprète lui-même le monologue qu’il a écrit en 1999 et dont le célèbre roman est paru en 2001. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran a maintes fois été repris au théâtre avant d’être adapté au cinéma en 2003 par François Dupeyron avec l’acteur Omar Sharif, qui a d’ailleurs reçu le César du meilleur acteur pour son interprétation. Présenté en première nord-américaine dans le cadre du Festival Montréal en lumière l’année dernière, le spectacle se termine en grand sur la scène du TNM, un an après avoir entamé la tournée qui l’a mené aux quatre coins du Québec.

Une ultime chance de rencontrer un auteur généreux et attachant dans un récit empreint d’humanité !

Eric-Emmanuel Schmitt

© Catherine Cabrol

L’éclaireur d’âmes À travers ses romans, nouvelles, scénarios et pièces de théâtre, Éric-Emmanuel Schmitt interroge la condition humaine, portant un regard empreint de compassion sur ces questions existentielles qui nous tenaillent. Observateur judicieux, ce docteur et professeur de philosophie n’a jamais cessé de l’être : chacun de ses écrits, sur quelque plateforme que ce soit, apporte un nouvel angle, fournit un contexte différent, approfondit une pensée, jette un regard nouveau sur l’expérience d’être vivant. Éclairant les recoins de nos âmes à l’aide de ses mots, petits faisceaux lumineux qui repoussent les ténèbres et chassent l’angoisse.

De l’intime à l’universel

Éric-Emmanuel Schmitt est révélé en 1991 par la pièce de théâtre La Nuit de Valognes, une variation moderne du mythe de Don Juan. La reconnaissance critique lui vient dès sa deuxième pièce, Le Visiteur (1993), un dialogue entre le psychanalyste Freud et Dieu. Dès lors, il produit une œuvre aussi foisonnante que fascinante, l’enjeu philosophique des textes ne se posant jamais au détriment de la qualité exceptionnelle de l’écriture. Il traite de morale ou de métaphysique avec fantaisie, sans jamais tomber dans le pathos ni dans la complaisance. Ses thèmes de prédilection : l’exploration des mystères spirituels, du pouvoir de l’imagination, des thèmes plus intimes, mais qui touchent à l’universel : « Qu’est-ce que la philosophie, sinon apprendre à devenir soi-même et se sentir libre ? », demande l’écrivain. Ses écrits, lus partout dans le monde par des millions de lecteurs de toutes les cultures et générations, remportent un immense succès tant sur scène qu’en librairie.

La musique, le cœur de la vie

Amoureux fou de musique, il a signé la traduction française des livrets des Noces de Figaro et de Don Giovanni, et entamé un cycle de livres consacrés aux musiciens, Le bruit qui pense, dont les deux premiers titres sont parus : Ma vie avec Mozart et Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. Ce mélomane curieux et érudit est aussi pianiste et a d’ailleurs sérieusement envisagé de devenir compositeur. « La musique est au cœur de ma vie spirituelle, affective et sentimentale », dira l’écrivain, qui a également signé Cosi fanciulli, un prologue de Cosi fan tutte en 2014, et vu avec émotion son roman Oscar et la Dame rose transposé à l’opéra, une œuvre contemporaine du chef et compositeur Fabrice Bollon.

Son humilité ne l’a pas empêché de recevoir une pluie de récompenses et de marques de reconnaissance pour son exceptionnel apport au monde de la littérature. Il occupe le Fauteuil 33 de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, autrefois occupée par Colette et Cocteau, et est membre du jury de l’Académie Goncourt. Mais ce n’est pas pour les honneurs qu’Éric-Emmanuel Schmitt écrit. C’est pour l’humanité tout entière. « J’écris comme on tend la main, pour ne pas rester seul. »

Anne Bourgeois

Formée à l’École de la rue Blanche (ENSATT), Anne Bourgeois est un metteur en scène qui vient du théâtre de l’absurde, de l’improvisation, du clown. De 1989 à 1997, elle est l’assistante de Jean Danet aux Tréteaux de France, puis de Patrice Kerbrat avec qui elle travaille de 1988 à 2000.De Shakespeare (La Nuit des rois) à Éric Assous (Les Montagnes russes), en passant par Tchekhov (La Mouette), Anne Bourgeois met en scène, depuis 1997, les spectacles de la Troupe du Phénix ainsi que des spectacles à l’extérieur de la compagnie.En 2007, elle met en scène au Théâtre du Rond-Point Les Diablogues de Roland Dubillard avec François Morel et Jacques Gamblin, et adapte pour la scène Sur la route de Madison avec Alain Delon et Mireille d’Arc. En 2009, elle met en scène Cochons d’Inde, une farce burlesque de Sébastien Thiéry, pour laquelle elle gagne le Molière de la pièce comique.

Eric-Emmanuel Schmitt

© Catherine Cabrol

L’éclaireur d’âmes À travers ses romans, nouvelles, scénarios et pièces de théâtre, Éric-Emmanuel Schmitt interroge la condition humaine, portant un regard empreint de compassion sur ces questions existentielles qui nous tenaillent. Observateur judicieux, ce docteur et professeur de philosophie n’a jamais cessé de l’être : chacun de ses écrits, sur quelque plateforme que ce soit, apporte un nouvel angle, fournit un contexte différent, approfondit une pensée, jette un regard nouveau sur l’expérience d’être vivant. Éclairant les recoins de nos âmes à l’aide de ses mots, petits faisceaux lumineux qui repoussent les ténèbres et chassent l’angoisse.

De l’intime à l’universel

Éric-Emmanuel Schmitt est révélé en 1991 par la pièce de théâtre La Nuit de Valognes, une variation moderne du mythe de Don Juan. La reconnaissance critique lui vient dès sa deuxième pièce, Le Visiteur (1993), un dialogue entre le psychanalyste Freud et Dieu. Dès lors, il produit une œuvre aussi foisonnante que fascinante, l’enjeu philosophique des textes ne se posant jamais au détriment de la qualité exceptionnelle de l’écriture. Il traite de morale ou de métaphysique avec fantaisie, sans jamais tomber dans le pathos ni dans la complaisance. Ses thèmes de prédilection : l’exploration des mystères spirituels, du pouvoir de l’imagination, des thèmes plus intimes, mais qui touchent à l’universel : « Qu’est-ce que la philosophie, sinon apprendre à devenir soi-même et se sentir libre ? », demande l’écrivain. Ses écrits, lus partout dans le monde par des millions de lecteurs de toutes les cultures et générations, remportent un immense succès tant sur scène qu’en librairie.

La musique, le cœur de la vie

Amoureux fou de musique, il a signé la traduction française des livrets des Noces de Figaro et de Don Giovanni, et entamé un cycle de livres consacrés aux musiciens, Le bruit qui pense, dont les deux premiers titres sont parus : Ma vie avec Mozart et Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. Ce mélomane curieux et érudit est aussi pianiste et a d’ailleurs sérieusement envisagé de devenir compositeur. « La musique est au cœur de ma vie spirituelle, affective et sentimentale », dira l’écrivain, qui a également signé Cosi fanciulli, un prologue de Cosi fan tutte en 2014, et vu avec émotion son roman Oscar et la Dame rose transposé à l’opéra, une œuvre contemporaine du chef et compositeur Fabrice Bollon.

Son humilité ne l’a pas empêché de recevoir une pluie de récompenses et de marques de reconnaissance pour son exceptionnel apport au monde de la littérature. Il occupe le Fauteuil 33 de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, autrefois occupée par Colette et Cocteau, et est membre du jury de l’Académie Goncourt. Mais ce n’est pas pour les honneurs qu’Éric-Emmanuel Schmitt écrit. C’est pour l’humanité tout entière. « J’écris comme on tend la main, pour ne pas rester seul. »